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      La situation sur le marché de l'emploi
 

La situation des psychologues sur le marché de l'emploi en 2003 1)


Les jeunes psychologues connaissent une situation sur le marché de l'emploi plus difficile que celle des autres diplômés universitaires considérés globalement. Ils rencontrent des problèmes d'insertion et sont plus souvent, une année après l'obtention de leur grade, sans emploi et à la recherche d'une activité professionnelle. Toutefois, leur situation s'est quelque peu améliorée, dans le sens où ils sont actuellement moins contraints à accepter des emplois inadéquats. Par exemple, on ne les trouve pas plus souvent que les autres universitaires considérés globablement dans des emplois pour lesquels l'employeur n'exigeait pas de titre universitaire. De même, ce n'est que marginalement - comme les autres diplômés universitaires - qu'ils ont dû se tourner, à cause des tensions sur le marché du travail, vers des emplois sans rapport avec leurs qualifications.
Celles et ceux qui ne veulent pas devenir thérapeutes se trouvent dans la même situation que les autres diplômés des sciences humaines: ils doivent trouver leur propre chemin pour passer à l'emploi. L'avantage des psychologues est de pouvoir s'engager dans des fonctions de conseil rémunérées par l'Etat, comme la psychologie scolaire ou l'orientation professionnelle. Secteurs où ils sont nombreux à trouver leur premier emploi.


Parmi les 398 psychologues, qui ont participé à l'enquête 2003, il y avait  310 femmes (78%) et 88 hommes (22%). Jusqu'en 1991, les femmes constituaient les 2 tiers de l'effectif des psychologues. Ces 10 dernières années, ce pourcentage a augmenté et s'élève à 75% environ.


26% des graduées et gradués de l'enquête 2003 ont terminé leurs études à l'Université de Genève, 24% à celle de Zurich, 20% à celle de Berne, 14% à celle de Lausanne, 8% à celle de Fribourg, 6% à celle de Neuchâtel et 3% à celle de Bâle.


38% des psychologues ont entrepris une formation postgrade dans l'année qui a suivi l'obtention de leur grade. C'est un taux sensiblement plus élevé que celui que l'on trouve dans l'ensemble de l'échantillon (environ un tiers). Plus précisément, 7% des psychologues ont décidé de se former comme psychothérapeutes ou de suivre un programme master dans une université. 6% ont entrepris un doctorat et 18% un autre type de formation postgrade universitaire ou non.


A nouveau, les psychologues rencontrent plus de difficultés de passage à l'emploi que les autres diplômés universitaires


Le graphique 1 montre que, pendant la deuxième moitié des années 80, les deux tiers des psychologues déclaraient rencontrer des difficultés dans la recherche d'un emploi 2). Ce taux a diminué et a passé à 38 pour-cent en 2001. Actuellement, en raison de la basse conjoncture, il est remonté à 50 pour-cent. Nous observons à nouveau que les psychologues rencontrent plus de difficultés que les diplômés universitaires en général. Parmi ces derniers le taux de personnes qui peinent à s'insérer est de 32 pour-cent.


Graphique 1


Le tableau 1 montre que le nombre de psychologues sans emploi et à la recherche d'une activité professionnelle une année après la fin de leurs études est étroitement lié à la situation économique. En effet, le pourcentage des «chômeurs» a augmenté au début des année 80, puis au milieu des années 90 et enfin après 2001, périodes de basse conjoncture. L'évolution est la même que celle que l'on observe dans l'ensemble des diplômés, mais est plus marquée chez les psychologues (en 2003, 7% vs 10%).


Notons que la situation des psychologues était régulièrement plus difficile en Suisse romande qu'en Suisse alémanique, ce qui est d'ailleurs aussi le cas des autres diplômés. Les difficultés des psychologues romands à passer à l'emploi sont partiellement dues au fait qu'ils sont proportionnellement plus nombreux que leurs collègues suisses alémaniques. En 2003, les différences existent mais ne sont plus très importantes. 55 pour-cent des psychologues romands disent rencontrer des difficultés d'insertion professionnelle alors que ce taux «n'est que» de 46 pour-cent chez les Suisses alémaniques. Par contre, en ce qui concerne le chômage, la différence est nulle. Le pourcentage de «sans emploi» est de 10% dans les deux régions linguistiques.


Tableau 1: Situation des psychologues sur le marché de l'emploi de 1981 à 2003 (en pour-cent)

En activité
professionnelle
A la recherche
d'un emploi
Place assurée Report de l'entrée
en activité
N
1981 84 6 5 5 153
1983 75 12 6 7 95
1985 80 13 0 8 118
1987 88 6 2 4 227
1989 88 6 1 6 177
1991 83 8 1 8 208
1993 79 12 3 6 253
1995 88 9 1 3 283
1997 82 12 3 4 311
1999 85 7 2 6 340
2001 85 8 2 6 456
2003 81 10 5 5 398

 


Malgré les difficultés économiques les psychologues sont moins souvent contraints d'accepter des emplois inadéquats


La déqualification et l'inadéquation de l'emploi ont toujours plus concerné les psychologues que les diplômés universitaires considérés globalement. Le tableau 2 montre que, dans des périodes économiques difficiles, le pourcentage de celles et ceux qui acceptent un emploi pour lequel aucun titre universitaire n'est exigé augmente toujours fortement (après 1993 et 1991, par ex.).


Tableau 2: Conditions d'engagement des psychologues de 1981 à 2003 (en %)

L'employeur a-t-il exigé un titre universitaire?

Oui, dans ma branche Oui, mais pas spécialement
dans ma branche
Non N
1981 54 28 18 129
1983 55 17 28 65
1985 38 16 46 84
1987 44 16 40 189
1989 47 19 34 149
1991 46 22 32 166
1993 48 20 32 182
1995 47 15 38 237
1997 48 22 30 236
1999 51 25 24 281
2001 55 22 23 368
2003 44 38 18 298

 


En 1995 il était de 36 pour-cent et deux fois plus élevé que celui observé dans l'ensemble des diplômés. En 2003, la situation change. Malgré une conjoncture difficile, ce taux diminue. Il passe même de 23 à 18 pour-cent entre 2001 et 2003. C'est la première fois depuis 20 ans que le pourcentage de psychologues qui occupent un poste exigeant une formation universitaire est aussi élevé. Toutefois, ce n'est pas le nombre d'emplois de psychologues qui a augmenté, mais la mobilité horizontale, c'est-à-dire l'accès à des postes qui exigent un titre universitaire mais qui sont ouverts à des diplômés universitaires d'orientations variées.


Par le passé, les psychologues disaient plus fréquement que la moyenne des diplômés avoir dû se tourner vers des emplois n'ayant rien à voir avec leurs qualifications à cause des difficultés rencontrées sur le marché du travail. En 2001, le pourcentage de diplômées et diplômés qui ont dû prendre une telle décision était de 9 pour-cent parmi les psychologues et de 3 pour-cent dans l'ensemble des diplômés. En 2003, la différence est nulle, le taux est de 5 pour-cent dans les deux groupes.


En ce qui concerne la nature de leur activité, les psychologues ne la jugent pas moins satisfaisante que les diplômées et diplômés considérés globalement. 13 pour-cent d'entre eux estiment que leur emploi ne leur permet pas d'utiliser les connaissances et les compétences acquises pendant les études.


Ces trois indicateurs montrent une nouvelle tendance: en 2003, les psychologues ne sont pas plus confrontés à l'inadéquation de l'emploi que les autres diplômés universitaires considérés globalement.


Domaines principaux d'emploi: les services sociaux et la santé


On observe que les psychologues se répartissent très largement sur le marché du travail, mais qu'ils sont le plus souvent actifs dans le domaine des «services sociaux». Ces dernières années, ils étaient entre 36 et 45 pour-cent à y travailler lors de leur entrée dans la vie professionnelle (cf. tableau 3).


Tableau 3: Domaines d'insertion professionnelle des psychologues de 1981 à 2003 (en pour-cent)


1981

1985

1989

1991

1993

1995

1997

1999

2001

2003

Hautes écoles

24

13

21

20

21

16

17

15

15

13

Services sociaux

43

51

43

38

44

45

40

36

36

38

Travail social, homes

7

15

12

9

13

15

13

13

10

12

Conseil psychologique

34

36

27

26

24

27

25

18

20

24

Autres services
sociaux

2

0

4

3

7

3

2

5

6

2

Santé publique

9

9

16

19

12

17

16

20

22

16

Ecoles

12

9

5

6

7

5

8

3

5

5

Culture, information

1

2

1

1

1

1

2

0

0

0

Sociétés de
services privées

5

3

9

8

7

6

7

14

16

15

Administrations publiques

2

4

3

4

5

6

7

7

2

7

Autres

3

3

2

4

3

4

3

4

7

6

N

132

92

153

173

197

246

253

289

377

320

 

Travailler dans le secteur de la santé publique est d'importance capitale pour de nombreux psychologues. Ils y occupent souvent des postes qui leur offrent une formation postgrade et qui leur permettent d'accumuler l'expérience clinique obligatoire à l'exercice d'une pratique privée. De tels emplois sont de durée limitée et sont très souvent mal rémunérés. Depuis 1997, on observe une nouvelle tendance, les psychologues sont de plus en plus nombreux à s'insérer dans des sociétés de services privées, c'est-à-dire les banques ou les sociétés de conseil.


Si on réunit les domaines du «conseil psychologique» et de la «santé publique», c'est-à-dire les secteurs de l'orientation scolaire et professionnelle, de la psychologie scolaire, des hôpitaux et des cliniques, et les praticiens indépendants, on constate que ces dernières années, 50 pour-cent des psychologues sont actifs, un an après l'obtention de leur grade, dans ces secteurs traditionnels.


On a également demandé aux diplômés et aux diplômées de donner le nom de la profession qu'ils exercent. Comme on peut le constater dans le tableau 4, bien qu'ils se répartissent dans de nombreuse activités, 44 pour-cent d'entre eux s'intitulent psychologues. Ils appartiennent ainsi au groupe statistique (index de l'Office fédéral de la statistique) des professions des sciences humaines et sociales. Les autres groupes où se retrouvent respectivement 10 pour-cent des personnes sont ceux des professions de l'enseignement, des assistants de recherche universitaire, du travail social et des cadres d'administration et d'organisation.

 

Tableau 4: Dénomination des professions des psychologues en 2001 et 2003

Professions des sciences humaines et sociales

250

43%

Psychologue (inclus les conseillers en orientation et les psychologues scolaires)

247

43%

Autres spécialistes des sciences humaines et sociales

3

1%

EnseignantEs dans les hautes écoles

47

8%

Assistant-e

44

8%

Autres emplois en milieu universitaire

3

1%

EnseignantEs

60

10%

Pédagogue curatif, logopédiste

16

3%

Enseignant-e dans les écoles professionnelles

12

2%

Psychopédagogue

4

1%

Enseignant-e secondaire

4

1%

Enseignant-e primaire

2

0%

Enseignant-e spécialisé-e

2

0%

Directeur/trice d'école

1

0%

Autres domaines d'enseignement (inclus la formation des adultes)

19

3%

Professions sociales et éducatives

54

9%

Educateur/éducatrice

32

6%

Travailleur et travailleuses social-e

14

2%

Animateur/trice socio-culturel-le

4

1%

Autres

4

1%

Professions de la santé

31

6%

Psychothérapeute non médecin

18

3%

Infirmier/infirmière

7

1%

Médecin

6

1%

Cadres d'administration et d'organisation

64

11%

Spécialiste des ressources humaines

35

6%

Cadre moyen, sans autre précision

18

3%

Conseiller-ère d'entreprise

7

1%

Organisateur/trice, coordinateur/trice

4

1%

Professions commerciales et administratives

20

3%

Employé-e de commerce

14

2%

Autres

6

1%

Autres professions

29

6%

Informaticien-ne, autre profession liée à l'informatique

7

1%

Spécialiste marketing ou relations publiques

6

1%

Etude d'opinion ou de marché

5

1%

Conseiller-ère

4

1%

Profession de la police

3

1%

Statisticien-ne

2

0%

Agriculteur

2

0%

Cités une fois: physiothérapeute, prêtre/pasteur, technicien-ne neurophysiologie, projectionniste, assistant-e de régie, téléphoniste, rédacteur/rédactrice, gestionnaire de ressources, patron, graveur/graveuse de pierre, hôtellier-ère, réceptionniste, vendeur/vendeuse, curateur/curatrice, assistant-e d'entreprise.

 


Un bon 20% des diplômés est stagiaire


Entre 1991 et 1995, le pourcentage de psychologues engagés en tant que stagiaires a quasiment doublé. Il a passé de 14 à 27 pour-cent. Depuis l'amélioration de la conjoncture en 2001, ce taux est redescendu à 20 pour-cent environ. En 2003, en raison de la mauvaise conjoncture il remonte à 24 pour-cent. C'est un taux supérieur de 8 points à celui que l'on observe dans l'ensemble des diplômées et diplômés universitaires.


Les salaires ne sont plus inférieurs à la moyenne


47 pour-cent des psychologues estiment que leur salaire ne correspond pas à leurs qualifications. L'insatisfaction est plus grande que dans l'ensemble des diplômés (38%).


Le salaire des psychologues est généralement inférieur au salaire moyen des diplômés universitaires, surtout pendant les périodes de récession. En 2003, leur salaire annuel brut moyen est de Fr. 69'000.- pour une activité à plein temps 3). C'est quasiment le salaire moyen des jeunes universitaires (Fr. 70'000.-).


Mais, ce salaire moyen reflète mal la réalité. En effet, moins de la moitié des personnes interrogées travaillent à temps complet, et leurs revenus varient considérablement. L'éventail va de Fr. 10'000.- pour un stagiaire à plus de Fr. 100'000.-. Ces derniers revenus sont toutefois assez exceptionnels (ils ne concernent que 9 pour-cent des personnes interrogées).


Le temps partiel est de règle


64 pour-cent des psychologues travaillent à temps partiel (ensemble des diplômés: 35%). Entre 1987 et 1995, ce taux a passé de 50 à 70 pour-cent. Cette tendance ne s'est toutefois pas poursuivie. Il y a eu stabilisation. On peut cependant dire que, chez les psychologues, le temps partiel est moins l'exception que la règle. Il est partiellement dû au pourcentage élevé de femmes dans la profession (75%). Il est en effet habituel que les femmes travaillent plus souvent à temps partiel que les hommes. Elles recherchent fréquemment de tels postes, qui ne constituent pas des expédients, mais leur permettent, grâce à leur souplesse, de se construire une carrière qui tienne compte des différents rôles qu'elles doivent assumer. Mais l'augmentation du temps partiel chez les psychologues a aussi une composante conjoncturelle. En 2001, année plus stable sur le plan économique, cette tendance a l'augmentation a stoppé. En 2003, elle repart à la hausse. On observe ainsi que, pendant les «bonnes» années le pourcentage de temps partiels est de l'ordre de 60 pour-cent et dans les «mauvaises» il est de l'ordre de 70 pour-cent. Ces observations confirment que le travail à temps partiel ne relève pas vraiment d'un choix, mais qu'il est plutôt imposé par la conjoncture.


La psychothérapie constitue, pour les jeunes diplômés et diplômées, un champ d'activité d'accès difficile et faiblement rémunéré


Nous avons vu plus haut que le salaire des psychologues - calculé en équivalent plein temps - se situait dans la moyenne. Si on tient compte du taux d'activité réel (inclus les activités annexes) la situation s'assombrit fortement: 40 pour-cent des psychologues gagnent mensuellement un salaire brut de Fr. 3'000.-. au plus. Dans le domaine de la santé où s'engagent ceux qui désirent devenir psychothérapeutes, la situation est pire: ce sont 54 pour-cent des psychologues qui ne gagnent que Fr. 3'000.- au plus par mois.


Comme nous l'avions déjà relevé dans les enquêtes précédentes, de nombreux psychologues restent dépendants financièrement d'autrui un an après l'obtention de leur grade. Ceci est particulièrement vrai pour celles et ceux qui s'engagent dans des formations postgrades coûteuses.


Les psychologues qui décident de devenir psychothérapeutes vont être confrontés aux mêmes difficultés que les médecins dans leur formation spécialisée. A la différence près que ces derniers gagnent alors quelque Fr. 70'000.- et peuvent donc mener une existence indépendante. De leur côté, les psychologues doivent dépenser une grande part de leurs maigres revenus pour financer leur formation thérapeutique, notamment la thérapie personnelle et les heures de supervision. Si à ceci s'ajoutent les coûts éventuels d'un enfant - n'oublions pas que la plupart des personnes se formant comme psychothérapeutes sont des femmes de plus de trente ans - ce parcours professionnel devient un «passe-temps» très coûteux.


Résumé


Les psychologues rencontrent plus de problèmes lors du passage à l'emploi que la moyenne des diplômés. Ils disent plus souvent avoir été confrontés à des difficultés d'insertion professionnelle et sont plus fréquemment sans emploi un an après l'obtention de leur grade. Par rapport au milieu des années 90, leur situation s'est toutefois améliorée. Ils sont par exemple moins souvent contraints d'accepter des emplois qui ne correspondent pas à leur niveau de qualification. Ils ne sont plus autant désavantagés que les autres universitaires considérés globalement.


Ceux qui ne veulent pas devenir thérapeutes se trouvent dans la même situation que les autres diplômés des sciences sociales: ils doivent trouver leur propre chemin pour passer à l'emploi. L'avantage des psychologues est de pouvoir s'engager dans des fonctions de conseil rémunérées par l'Etat, comme la psychologie scolaire ou l'orientation professionnelle. Secteurs où ils sont nombreux à trouver leur premier emploi.


Comme les autres diplômés des sciences humaines et sociales, ils peuvent faciliter leur insertion en cherchant des contacts avec le monde professionnel pendant leurs études déjà: stages, mémoires, travaux de licence, etc. Notre enquête montre que celles et ceux qui ont eu une activité professionnelle d'au moins une année dans un secteur en rapport avec leurs études, connaissent un «taux de chômage» de 6 pour-cent, alors qu'il est de 12 pour-cent pour ceux qui ne se sont consacrés qu'à leurs études ou à leur vie sociale.


La situation de celles et ceux qui désirent devenir psychothérapeutes est plus délicate. S'ils aspirent à être des indépendants, leur parcours est le plus souvent réglementé par l'Etat qui définit combien de temps il faut travailler en milieu clinique, combien d'heures de formation, de supervision et de thérapie personnelle il faut avoir accompli pour être agréés. Il n'est plus seulement nécessaire de trouver une place adéquate, il faut aussi se préoccuper du financement de sa formation.


La réalité nous montre constamment qu'il est difficile d'établir des prévisions fiables sur l'évolution du marché de l'emploi. On peut toutefois supposer que les choses ne devraient guère changer dans un avenir proche: les administration publiques restent soumises à des programmes d'économie - plus particulièrement la santé publique - et le nombre des diplômés en psychologie continue d'augmenter. La situation des psychologues sur le marché de l'emploi restera à court et moyen terme plus difficile que celle des diplômés considérés globalement. Une fois peut-être les psychologues détenteurs d'une autorisation de pratiquer la psychothérapie de manière indépendante verront leur statut s'améliorer. Toutefois, les mesures d'économie dans le domaine de la santé ne devraient pas favoriser le remboursement de leurs prestations par les caisses-maladie, qui pratiquent des tarifs nettement inférieurs à ceux accordés aux médecins. C'est pourquoi, pour l'instant, une formation thérapeutique n'est pas la garantie d'un revenu certain.


L'auteur: Dr. phil. Markus Diem, Jungstrasse 14, CH-4056 Basel, E-Mail: markus.diem(at)unibas.ch

 

Remarques:


1) Cette analyse est fondée sur les résultats des enquêtes effectuées tous les deux ans par l'Office fédéral de la statistique (OFS) concernant la situation des nouveaux diplômés des hautes écoles suisses sur le marché de l'emploi. Ce travail est mené en collaboration avec l'Office fédéral de la formation et de la technologie (OFT), l'Office fédéral de l'éducation et de la science (OFES), la Conférence universitaire suisse (CUS) et la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l'Instruction publique (CDIP).
La dernière enquête s'est déroulée pendant l'été 2003. On a interrogé toutes les personnes qui avaient obtenu un grade dans une haute école l'année précédente. 59 pour-cent de celles et ceux qui ont suivi une formation universitaire ont retourné leur questionnaire


2) La question relative aux difficultés rencontrées dans la recherche d'un emploi a été formulée un peu différemment en 2003. Par le passé, on demandait aux diplômés de répondre à la question suivante : «Avez-vous rencontré des difficultés dans la recherche d'un emploi, une fois vos études terminées ?». En 2003, elle était formulée ainsi : «Avez-vous rencontré des difficultés, une fois vos études terminées, pour trouver un emploi qui correspondait à vos attentes ?». Les comparaisons avec les enquêtes précédentes doivent donc être interprétées prudemment


3) Cette valeur est celle du médian. Le revenu des personnes à temps partiel a été calculé après transformation à 100%.