Bern, den 6. Juni 2005
Des économies sur le dos des malades psychiques
C'est avec un grand étonnement que la Fédération Suisse des Psychologues (FSP) a pris connaissance, dans la presse dominicale, des propos de Hans-Heinrich Brunner, vice-directeur de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), annonçant son intention d'économiser sur le dos des patients parmi les plus faibles, à savoir les personnes atteintes de maladies psychiques. Cette annonce survient alors que des études scientifiques démontrent que ces maladies, telles que des dépressions sévères, ne cessent d'augmenter auprès de la population suisse, en particulier auprès des jeunes de moins de 20 ans ainsi que chez les personnes plus âgées.
Taux de suicides alarmant Parmi les signes les plus accablants du mauvais état de santé psychique de nombreux Suisses figure le taux de suicide extrêmement élevé : il cause chaque année plus de 1'300 décès, un chiffre qui place tristement la Suisse parmi la moyenne la plus élevée des taux de suicide en comparaison européenne et qui fait en Suisse deux fois plus de victimes que les accidents de la circulation.
Le Conseil fédéral a reconnu que la prévention du suicide devait être renforcée: il a chargé l'OFSP de développer des mesures dans ce sens. Comment concilier cela avec l'intention de biffer la psychothérapie du catalogue de base de l'assurance maladie?
Prouver la qualité et l'efficacité Contrairement aux méthodes de médecines complémentaires, l'efficacité de la plupart des psychothérapies développées au niveau universitaire est prouvée de manière scientifique : des études universitaires ont clairement démontré que sur la base d'un diagnostic approprié, une psychothérapie adéquate était plus efficace et plus adaptée que tout autre traitement.
Bien entendu, seules les thérapies qui ont pu démontrer de manière scientifique un bénéfice pour les patients et qui respectent le rapport coût/efficacité/ proportionnalité doivent pouvoir être admises dans le catalogue de l'assurance de base. De même, les personnes atteintes par une maladie psychique doivent pouvoir être traitées dans le cadre de l'assurance de base uniquement par des professionnels compétents ayant suivi une formation adéquate et sur la base de diagnostics assurés. Ce qui n'est aujourd'hui malheureusement pas toujours le cas.
Que 5'000 psychologues se bousculent pour entrer dans l'assurance de base n'est pas exact: d'où l'office fédéral sort ces chiffres est peu clair.
Plus de qualité via plus de concurrence La FSP considère la concurrence comme un moyen approprié permettant d'atteindre une meilleure maîtrise des coûts et une meilleure qualité dans le domaine de la santé publique en Suisse. Les caisses devraient être libres de pouvoir conclure des contrats uniquement avec les psychothérapeutes les mieux qualifiés.
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