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      Psychothérapie : améliorer la qualité et l'accès aux soins
 

Berne, le 28 avril 2006

Psychothérapie : améliorer la qualité et l'accès aux soins

Il est impératif d'améliorer la qualité de la psychothérapie et d'en simplifier l'accès pour que la population puisse bénéficier de soins appropriés. Les modifications proposées par l'OFS quant au remboursement de la psychothérapie vont dans cette direction. Toutefois, le règlement prévu doit être assoupli, et il est nécessaire de reconsidérer le rôle des médecins-conseil.

En Suisse, une personne sur deux est atteinte d'une maladie psychique grave au moins une fois au cours de sa vie. Les conséquences sont lourdes non seulement pour les personnes directement concernées et leurs proches, mais aussi pour l'économie nationale. C'est pourquoi la FSP soutient toute mesure assurant la prise en charge psychothérapeutique de la population et facilitant l'accès aux traitements appropriés. Dans sa prise de position relative aux propositions de l'OFS en matière de remboursement de la psychothérapie à l'avenir, la FSP insiste notamment sur les points suivants :

La procédure de déclaration

La FSP ne conteste pas qu'il est important de communiquer le diagnostic, le concept et le but de la thérapie plus tôt que cela n'a été fait jusqu'à présent. Cependant, les procédures de déclaration et de rapport doivent être assouplies. L'expérience pratique montre qu'il n'est pas toujours possible de déterminer l'objectif du traitement au bout de huit séances. On rencontre ce genre de situation surtout lorsqu'on a affaire à des enfants. Dans l'intérêt des patients, il doit être possible d'instaurer des solutions plus souples pour gérer les cas particuliers.

Le rôle des médecins-conseil

Le diagnostic et l'évaluation s'avèrent souvent plus difficiles pour les maladies psychiques que pour les maladies corporelles. C'est pourquoi le rôle que l'on souhaite attribuer aux médecins-conseil des assureurs soulève bien des questions : bien que, en règle générale, ils n'aient pas suivi de formation en psychothérapie, on attribue aux médecins-conseil la compétence exclusive d'évaluer le diagnostic et l'indication afin de prendre une décision relative au remboursement des coûts d'une psychothérapie. Par ailleurs, ils sont censés recueillir des preuves scientifiques quant à l'efficacité de thérapies ne faisant pas partie de la catégorie des méthodes reconnues. La FSP ne voit pas comment des médecins-conseil sans formation en psychothérapie peuvent évaluer l'efficacité d'une méthode. C'est pourquoi la FSP propose que les branches principales de la psychothérapie dont l'efficacité est scientifiquement avérée soient explicitement maintenues dans l'Ordonnance sur les prestations de l'assurance des soins.

La FSP estime que le conflit d'intérêt auquel seront forcément confrontés les médecins-conseil constitue un vrai problème : quelle demande pèsera plus lourd en cas de doute – celle de l'assureur (donc l'employeur du médecin-conseil) ou celle des patients ?

Dans le but de protéger les intérêts de personnes souffrant d'une maladie psychique, il est impératif d'examiner d'autres modèles. La FSP soumet les propositions suivantes :

  • Les médecins-conseil doivent avoir suivi une formation en psychothérapie.
  • En cas de conflit, il doit être possible de recueillir une deuxième opinion.
  • Les médecins-conseil doivent prendre leurs décisions selon des critères transparents, qu'ils ont établi conjointement avec les représentants des thérapeutes.
  • Les médecins-conseil doivent avoir la possibilité de contacter directement les patients.
  • Les patients doivent avoir la possibilité d'intenter un recours contre les décisions des médecins-conseil.


Protection des données

Les personnes souffrant de maladies psychiques sont malheureusement toujours stigmatisées dans notre société. Vu l'augmentation du nombre de déclarations et de rapports adressés aux médecins-conseil, les assureurs ont l'obligation de garantir la sécurité de leur système de protection de données.

La formation, la formation continue et postgraduée constituent l'instrument principal pour garantir la qualité des prestations psychothérapeutiques. Afin d'assurer une formation compétente en matière de psychothérapie, il convient d'avoir recours à des psychologues ou médecins ayant suivi pendant plusieurs années une formation continue reconnue en psychothérapie scientifiquement fondée.

Pour d'autres questions
Tiziana Frassineti 079 455 3766
Porte-parole FSP
Vendredi 28 dès 15h30

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La FSP en brefLa Fédération Suisse des Psychologues (FSP) a été créée en 1987 et compte environ 5'300 membres. 1800 membres ont le titre de spécialisation FSP en psychothérapie.La FSP remplit, entre autres, les fonctions suivantes :

  • promouvoir et assurer la formation continue et postgraduée des psychologues universitaires pour garantir la qualification professionnelle,
  • faire en sorte que la psychologie soit reconnue en tant que science et profession par la société,
  • défendre les intérêts des psychologues exerçant en Suisse tant au niveau cantonal, régional, national qu'international,
  • établir un code éthique professionnel (code déontologique) qui doit être respecté par tous les membres.


Pour toutes les questions d'ordre psychologique, la FSP fournit aux médias les coordonnées de spécialistes compétents, et elle est l'interlocutrice compétente pour tous les thèmes afférents à la politique de la santé dans le domaine de la psychologie.

Service de presse FSP
Tiziana Frassineti
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