Travail dans les institutions

De nombreux psychologues sont employés dans des institutions, par exemple dans les domaines de la santé et de la formation, dans des cliniques, des écoles ou des administrations. Bien qu'ils y soient indispensables, leurs compétences sont souvent trop peu considérées et leurs conditions de travail et d'embauche insatisfaisantes. La FSP s'engage pour l'amélioration de cette situation.

Domaine de la santé | Milieu scolaire | Salaire

Les institutions du domaine de la santé emploient des psychologues à toutes les étapes de leur carrière: tous disposent de compétences spécifiques profitables pour l’institution concernée.

Actuellement, les fonctions occupées par les psychologues ne possèdent pas d’appellations uniformes. Par ailleurs, il manque souvent des profils de postes généraux, ou bien ceux-ci ne couvrent pas tous les niveaux hiérarchiques existant dans l’institution. Les règles quant à la consignation par écrit ou non de ces profils et quant à leur formulation varient en outre selon les institutions et selon les cantons.

La FSP s’est fixé pour objectif d’uniformiser les désignations et de définir plus précisément les compétences-clés des fonctions occupées par les psychologues, ainsi que les niveaux hiérarchiques au sein de l’environnement clinique. Elle a à cet effet élaboré, en collaboration avec des experts, des profils de postes standardisés pour les psychologues travaillant en clinique. Ces données offrent une large base pour la description concrète de tels profils dans chaque institution. Il faut pour cela tenir compte des particularités et des conditions-cadres individuelles et institutionnelles et adapter les profils spécifiques en conséquence.

L’élaboration de profils de postes pour chaque institution améliore la transparence et garantit que les psychologues sont embauchés et rémunérés conformément à leurs compétences et à leurs qualifications.

Les désignations de postes suivantes sont établies par analogie avec les niveaux hiérarchiques en vigueur dans les professions médicales. Au cas par cas, il faut cependant tenir compte des différences propres à la profession entre psychologues et médecins.

Les profils présentés ici concernent les psychologues travaillant dans les cliniques. Outre ces derniers, d’autres spécialistes de la psychologie interviennent dans les institutions, par exemple dans les domaines de la recherche, du conseil et des ressources humaines. Ceux-ci ont été volontairement exclus ici.

La FSP recommande

  • L’introduction de désignations de postes uniformes pour les fonctions occupées par les psychologues sur la base des recommandations de la FSP.
  • La création de profils de postes généraux pour les fonctions occupées par les psychologues basés sur les profils standardisés de la FSP.
  • La mise en relation des profils de postes des psychologues avec le système salarial en vigueur.
  • Une classification salariale transparente, basée sur les profils de postes internes à l’institution.
  • La définition de tâches, de compétences et de responsabilités spécifiques dans une description de poste ou un cahier des charges pour l’ensemble des psychologues sur la base du modèle de compétences de la FSP.

Profils de postes

Psychologue stagiaire

Brève description

Étudiant-e-s en psychologie dans une haute école spécialisée ou une université qui effectuent un stage au sein d’une institution.

Formation

Type A: études de Bachelor en psychologie en cours dans une université ou une haute école spécialisée.

Type B: études de Master en psychologie en cours dans une université ou une haute école spécialisée.

Position dans l’organigramme

Niveaux supérieurs: psychologues assistant-e-s, spécialistes, psychologues exerçant une fonction dirigeante, chefs de clinique, médecins dirigeant-e-s. Même niveau: stagiaires d’autres filières.

Niveau inférieur: aucun.

Analogie avec les postes médicaux

Médecins stagiaires, étudiant-e-s de blocs, étudiant-e-s en année à option.

Durée d’engagement

Limitée: 2 mois au minimum, 6 mois au maximum.

Tâches / compétences types A et B

Les objectifs et exigences du stage sont imposés par l’université ou la haute école spécialisée. En principe, tout stage en psychologie comprend les éléments suivants:

  • Familiarisation avec l’institution / le service et lemétier
  • Découverte des différentes activités des psychologues dans l’institution
  • Mise en pratique des acquis théoriques
  • Participation à des formations continues internes
  • Obtention d’un aperçu de la collaboration interdisciplinaire et intraprofessionnelle.

Tâches / compétences spécifiques type B

Le stage commence par une période d’initiation au sein de l’institution / du service en question. Une fois cette période terminée, le stagiaire prend en charge diverses tâches sous la surveillance de son maître de stage et en accord avec ce dernier:

  • Participation au triage psychologique
  • Evaluation de patient-e-s
  • Activité clinique sous stricte surveillance
  • Rédaction de documents, résultats, etc.

Suivi

Suivi par un-e psychologue spécialiste ou un-e psychologue assistant-e.

Psychologue assistant-e

Brève description

Psychologues titulaires d’un Master généralement en cours de formation postgrade afin de devenir psychologue spécialiste.

Formation initiale et postgrade

Diplôme de Master of Science en psychologie délivré par une université ou une haute école spécialisée, ou titre reconnu équivalent.

Les psychologues assistant-e-s sont généralement en cours de formation postgrade afi n d’obtenir un titre de spécialisation fédéral ou reconnu par la FSP (psychothérapie, psychologie clinique, psychologie de l’enfance et de l’adolescence, neuropsychologie ou psychologie de la santé).

Position dans l’organigramme

Niveaux supérieurs: psychologues spécialistes, psychologues exerçant une fonction dirigeante, médecins dirigeants.

Même niveau: médecins assistant-e-s.

Niveau inférieur: psychologues stagiaires.

Analogie avec les postes médicaux

Médecins assistant-e-s.

Durée d’engagement

Limitée, au maximum pendant la durée de la formation postgrade.

Tâches / compétences / responsabilités

Sous la direction et la supervision de leur responsable, les psychologues assistant-e-s prennent en charge les tâches suivantes:

  • Mise en pratique des acquis théoriques
  • Triage
  • Evaluation de patient-e-s, diagnostic
  • Planification de thérapie
  • Traitement de patient-e-s
  • Gestion de dossiers
  • Tâches administratives courantes dans l’institution
  • Collaboration interdisciplinaire, interprofessionnelle et intraprofessionnelle
  • Participation à des formations continues internes et externes.
  • Participation à une formation postgrade externe débouchant sur un titre de spécialisation

Les compétences et attributions sont consignées par écrit et adaptées chaque année.

Suivi

Suivi par un-e psychologue spécialiste du domaine concerné en concertation avec un-e psychologue exerçant une fonction dirigeante ou par des médecins titulaires d’un titre FMH ou d’un certifi cat de capacité correspondant.

Aspects particuliers

  • L’achèvement de la formation postgrade se traduit par un changement de fonction en psychologue spécialiste et, de ce fait, par une adaptation salariale.
  • La désignation des participants au programme BNF doit être di érente. Informations complémentaires: www.bnf.ch
Psychologue spécialiste

Brève description

Psychologues titulaires d’un titre postgrade fédéral ou d’un titre de spécialisation reconnu par la FSP.

Formation initiale et postgrade

Diplôme de Master of Science en psychologie délivré par une université ou une haute école spécialisée, ou titre reconnu équivalent.

Titre postgrade fédéral ou titre de spécialisation reconnu par la FSP en psychothérapie, en psychologie de l’enfance et de l’adolescence, en psychologie clinique, en neuropsychologie ou en psychologie de la santé.

Position dans l’organigramme

Niveaux supérieurs: psychologues spécialistes exerçant une fonction dirigeante, médecins dirigeant-e-s, médecins-chefs. 

Même niveau: médecins spécialistes (hospitaliers).

Niveaux inférieurs: psychologues assistant-e-s, psychologues stagiaires.

Analogie avec les postes médicaux

Médecins spécialistes, médecins spécialistes hospitaliers.

Durée d’engagement

Illimitée.

Tâches / compétences / responsabilités

En accord avec la ou le psychologue spécialiste dirigeant-e, ou la ou le chef de clinique responsable, les psychologues spécialistes prennent en charge les tâches suivantes:

  • Triage
  • Evaluation de patient-e-s, diagnostic
  • Planification de thérapie
  • Traitement de patient-e-s
  • Gestion de cas de manière autonome
  • Rédaction de rapports
  • Formation de psychologues assistant-e-s, médecins assistant-e-s et psychologues stagiaires
  • Collaboration interdisciplinaire, interprofessionnelle et intraprofessionnelle
  • Participation à des formations continues internes et externes
  • Formation complémentaire personnelle
  • Organisation de formations continues internes
  • Relations publiques, présentations, conférences
Psychologue cadre

Brève description

Psychologues spécialistes qui dirigent une unité fonctionnelle d’une institution.

Formation initiale, postgrade et continue

Diplôme de Master of Science en psychologie délivré par une université ou une haute école spécialisée, ou titre reconnu équivalent.

Titre postgrade fédéral ou titre de spécialisation reconnu par la FSP en psychothérapie, en psychologie de l’enfance et de l’adolescence, en psychologie clinique, en neuropsychologie ou en psychologie de la santé. 

Facultatif: formation postgrade en management, terminée ou en cours.

Position dans l’organigramme

Niveaux supérieurs: psychologues-chefs, psychologues dirigeant-e-s et médecins dirigeants.

Même niveau: chef de clinique.

Niveaux inférieurs: psychologues assistant-e-s, médecins assistant-e-s, psychologues spécialistes, psychologues stagiaires et autres groupes professionnels de l’unité fonctionnelle dirigée.

Analogie avec les postes médicaux

Chef de clinique.

Durée d’engagement

Illimitée.

Tâches / compétences / responsabilités

Outre leur activité clinique, les psychologues cadres qui dirigent une unité fonctionnelle (par exemple hôpital de jour, service ambulatoire, service de psychothérapie) assument les responsabilités suivantes:

  • Direction et responsabilité technique de l’unité fonctionnelle
  • Direction et responsabilité opérationnelle de l’unité fonctionnelle
  • Conduite de collaboratrices et de collaborateurs des différentes disciplines professionnelles relevant du domaine de compétences
  • Formation professionnelle des psychologues assistant-e-s, médecins assistant-e-s et psychologues stagiaires faisant partie de l’unité fonctionnelle dirigée
  • Mise en place et coordination du suivi interdisciplinaire des patient-e-s relevant du domaine de compétences
  • Prise en compte et respect des bases légales
  • Relations publiques, présentations, conférences, rédaction d’articles spécialisés pour des publications ou des congrès
  • Organisation de formations continues internes (par exemple journal clubs)
  • Formation continue personnelle
Psychologue dirigeant-e

Brève description

Psychologues spécialistes qui dirigent une ou plusieurs unités fonctionnelles transversales d’une institution.

Formation initiale, postgrade et continue

Diplôme de Master of Science en psychologie délivré par une université ou une haute école spécialisée, ou titre reconnu équivalent.

Titre postgrade fédéral ou titre de spécialisation reconnu par la FSP en psychothérapie, en psychologie de l’enfance et de l’adolescence, en psychologie clinique, en neuropsychologie ou en psychologie de la santé.

Facultatif: formation postgrade en management, terminée ou en cours.

Position dans l’organigramme

Niveau supérieur: psychologues-chefs.

Même niveau: médecins dirigeant-e-s.

Niveaux inférieurs: psychologues cadres, chefs de clinique, psychologues spécialistes, psychologues assistant-e-s, médecins assistant-e-s, stagiaires et autres groupes professionnels de la ou des unité-s fonctionnelle-s dirigée-s.

Analogie avec les postes médicaux

Médecin dirigeant-e.

Durée d’engagement

Illimitée.

Tâches / compétences / responsabilités

Outre leur activité clinique, les psychologues dirigeant-e-s qui gèrent une ou plusieurs unité-s fonctionnelle-s (par exemple direction professionnelle de plusieurs services d’urgence, d’un service ambulatoire, de la formation continue pour toute l’institution ou pour plusieurs services) assument les responsabilités suivantes:

  • Direction opérationnelle, technique et du personnel de l’unité fonctionnelle
  • Participation à la direction de la clinique (par exemple direction de services et / ou générale)
  • Responsabilité et gestion budgétaires dans le cadre de la répartition des compétences existantes
  • Conduite de collaboratrices et de collaborateurs de différentes disciplines professionnelles relevant du domaine de compétences
  • Formation professionnelle des psychologues assistant-e-s, médecins assistant-e-s et psychologues stagiaires faisant partie de la ou des unité-s fonctionnelle-s dirigée-s
  • Mise en place et coordination du suivi interdisciplinaire des patient-e-s relevant du domaine de compétences
  • Prise en compte et respect des bases légales
  • Perfectionnement permanent et prise en charge de la gestion de la qualité et de l’assurance qualité internes à l’institution. 

Autres tâches:

  • Participation à des missions stratégiques et conceptuelles
  • Encouragement de la collaboration interprofessionnelle, interdisciplinaire et intraprofessionnelle
  • Travail de mise en réseau
  • Travail de communication avec les médias et de relations publiques
  • Formation postgrade en management.
Psychologue-chef

Brève description

Psychologues spécialistes qui dirigent un grand service psychologique et / ou plusieurs unités fonctionnelles d’un domaine spécialisé.

Formation initiale, postgrade et continue

Diplôme de Master of Science en psychologie délivré par une université ou une haute école spécialisée, ou titre reconnu équivalent.

Titre postgrade fédéral ou titre de spécialisation reconnu par la FSP en psychothérapie, en psychologie de l’enfance et de l’adolescence, en psychologie clinique, en neuropsychologie ou en psychologie de la santé.

Facultatif: formation postgrade en management, terminée ou en cours.

Position dans l’organigramme

Niveaux supérieurs: direction de la clinique, direction médicale.

Même niveau: psychologues dirigeant-e-s, psychologues

Niveaux inférieurs: psychologues dirigeant-e-s, psychologues cadres, chefs de clinique, psychologues spécialistes, psychologues assistant-e-s, médecins assistants, stagiaires et autres groupes professionnels du service ou du domaine spécialisé dirigé.

Analogie avec les postes médicaux

Médecin-chef.

Durée d’engagement

Illimitée.

Tâches / compétences / responsabilités

Les psychologues-chefs assument les responsabilités suivantes:

  • Direction stratégique, opérationnelle, technique et du personnel d’un grand service psychologique et / ou de plusieurs unités fonctionnelles d’un domaine de spécialisation
  • Participation à la définition des directives liées aux projets, aux résultats et au budget et respect de ces dernières dans le cadre de la répartition des compétences existantes
  • Conduite de collaboratrices et de collaborateurs de différentes disciplines professionnelles relevant du domaine de compétences
  • Perfectionnement permanent et prise en charge de la gestion de la qualité et de l’assurance qualité internes à l’institution
  • Orientation et développement professionnels et conceptuels du service dirigé.

Autres tâches:

  • Prise de décision concernant la création de postes, la modifi cation des effectifs ou la promotion de collaboratrices ou de collaborateurs dans le domaine de compétences
  • Organisation de procédures de recrutement
  • Participation à la politique de développement et de gestion de l’institution
  • Membre du comité de direction / de la direction de la clinique
  • Défense des intérêts des psychologues au sein du comité de direction / de la direction de la clinique
  • Garantie d’une instruction appropriée conformément à la mission d’instruction de l’institution

Outre ces tâches, les psychologues-chefs peuvent également exercer une activité clinique.

Merkblätter

Le droit du travail: Les bases légales dans mon institution

Les dispositions légales applicables à un rapport de travail ne sont souvent pas claires. Le travail des psychologues est régi par de très nombreuses règles.La FSP présente ici les principales.

De manière générale, le principe suivant s’applique: le travail dans des institutions privées est soumis au Code des obligations, les emplois du secteur public étant assujettis aux lois cantonales et fédérales sur le personnel. La Loi sur le travail s’applique en outre à la plupart des rapports de travail. À ces dispositions s’ajoutent les conventions collectives et les règlements du personnel des entreprises.

Code des obligations

Le Code des obligations (CO) contient les dispositions relatives à l’établissement et à la résiliation des contrats de travail, ainsi qu’aux droits et devoirs des employeurs et des employés. Par le contrat individuel de travail, le travailleur s’engage, pour une durée déterminée ou indéterminée, à travailler au service de l’employeur et celui ci à payer un salaire (art. 319 ss. CO). L’employé est tenu d’exécuter en personne et avec soin le travail qui lui est confié. De son côté, l’employeur s’engage à payer au travailleur le salaire convenu et à verser les prestations de prévoyance. Le Code des obligations définit les principes de base régissant l’obligation de diligence et de prévoyance, la responsabilité, les heures supplémentaires, la rémunération, les congés, ainsi que les conditions de résiliation du contrat de travail.

Loi sur le travail

La Loi sur le travail (LTr) et les trois ordonnances connexes (OLT 1, 2 et 3) contiennent des dispositions importantes sur la protection de la santé des employés et sur les temps de travail et de repos. Outre ces aspects, ces documents couvrent également le travail de nuit et l’alternance avec un travail de jour. Ils contiennent également des dispositions spéciales protégeant les femmes enceintes et les jeunes. Les employés des hôpitaux et des cliniques bénéfi cient eux aussi de conditions particulières. Pour de plus amples informations, consultez l’aidemémoire du SECO (voir cidessous).

Lois fédérales et cantonales sur le personnel

Les emplois du secteur public sont assujettis aux lois cantonales sur le personnel. Le début et la fi n du rapport de travail, le temps de travail, les congés, etc. sont défi nis par les lois sur le personnel. La rémunération quant à elle est régie par des ordonnances détaillées.

Convention collective

Les conventions collectives sont conclues entre les associations de travailleurs et d’employeurs. Elles définissent les conditions de travail, ainsi que les droits et devoirs des employeurs et des employés (art. 356 ss. CO). Les institutions privées et publiques peuvent conclure une convention  collective avec les associations de travailleurs. Les conventions collectives sont conclues par branches et non par catégories professionnelles. Par conséquent, il convient d’établir au cas par cas si une convention collective est valable dans l’institution concernée et si les psychologues y sont mentionnés.

Règlements du personnel des entreprises

Les règlements du personnel des institutions contiennent des dispositions complémentaires au droit du travail (notamment sur la conclusion et la résiliation du rapport de travail, le temps de travail, la rémunération, les prestations sociales, les congés, les vacances, ainsi que sur la formation postgrade et continue).

Foire aux questions

La forme écrite est-elle requise pour tout contrat de travail?

Un contrat de travail peut tout à fait être conclu oralement. La condition à remplir est que l’employeur accepte, pour un temps donné, l’exécution d’un travail qui, d’après les circonstances, ne doit être fourni que contre un salaire (art. 320 CO). Il est cependant recommandé de privilégier un contrat de travail écrit mentionnant le temps de travail et le montant de la rémunération après déductions des assurances sociales. Il convient également de régler les modalités relatives à la formation postgrade et continue. Les professions de la psychologie répondent aux exigences de qualité très strictes de la LPSy. Les titres de formation postgrade fédéraux reposent sur un diplôme de Master et plusieurs années d’expérience professionnelle. Les psychologues titulaires d’un titre postgrade fédéral doivent préciser que leur formation de base est équivalente à celle d’un médecin.

Les modifications au détriment des employé-e-s doivent faire l’objet d’une procédure de congé-modification et doivent être si possible consignées par écrit et signées par les deux parties.

Champ d’application du Code des obligations

Le Code des obligations s’applique à tous les travailleurs suisses du secteur privé ainsi qu’à une partie des employés du secteur public, dans la mesure où les lois cantonales sur le personnel en vigueur se réfèrent à celui ci comme base légale.

À qui s’applique la Loi sur le travail?

La Loi sur le travail s’applique à tous les travailleurs employés par une entreprise privée ou publique ayant le statut d’entité juridique indépendante (exemples: société anonyme, association, fondation, hôpital cantonal). Ne sont pas soumises à la loi les personnes qui exercent des fonctions dirigeantes à un niveau élevé, dans la mesure où elles ont une influence majeure sur leur situation professionnelle.

À quelles entreprises s’applique la Loi sur le travail?

De façon générale, les dispositions de la Loi sur le travail s’applique à toutes les entreprises. Leur validité est néanmoins restreinte pour les institutions rattachées à une administration cantonale ou communale.

Sont assujettis à la Loi sur le travail tous les hôpitaux et cliniques suisses encadrés par des médecins.

Exceptions:

  • Les hôpitaux et cliniques rattachés à une administration cantonale ou communale sont régies par le droit cantonal ou communal en vigueur.
  • Les hôpitaux et cliniques du secteur public qui ne sont pas des entités juridiques indépendantes ou qui sont organisés sous forme de corporation de droit public ne sont pas concernés par la loi, dans la mesure où leurs collaborateurs sont majoritairement liés par un contrat de travail de droit public.

Quand s’appliquent les conventions collectives?

Les dispositions de la convention collective (rémunération, congés, temps de travail, protection contre le licenciement) s’appliquent à tous les travailleurs membres de l’une des organisations signataires (syndicat) si l’entreprise qui les emploie entre dans son champ d’application. En règle générale, les entreprises appliquent toutefois aussi la convention collective aux employés non syndiqués (c’est-à-dire non membre d’une organisation signataire). Il n’existe pas de convention collective globalement applicable aux psychologues intervenant dans les institutions. Par conséquent, il convient d’établir au cas par cas si une convention collective est appliquée dans l’institution concernée et si les psychologues y sont mentionnés.

Existe-t-il des règles spécifiques aux hôpitaux et aux cliniques?

Les hôpitaux et les cliniques doivent être ouverts 24 heures sur 24 et garantir la sécurité et la santé des patients de jour comme de nuit. La Loi sur le travail tient compte de cette spécificité et prévoit les dispositions suivantes: dérogation à l’obligation de solliciter une autorisation pour le travail de nuit ou du dimanche (art. 4 OLT 2); prolongation de la période de travail quotidien pour le travail de jour et du soir (art. 5 OLT 2) et des jours de travail consécutifs (art. 7, al. 2, OLT 2); réduction de la durée du repos quotidien (art. 9 OLT 2); prolongation de la durée du travail de nuit (art. 10, al. 2, OLT 2); et réduction du nombre de jours de dimanches de congé à douze par an (art. 12, al. 2, OLT 2). D’autres prescriptions légales relatives au travail de nuit et du dimanche doivent être respectées. Des mesures de compensation doivent par ailleurs être mises en oeuvre pour les services de piquet avec délai d’intervention réduit (inférieur à 30 minutes) (art. 8A OLT 2).

Informations complémentaires:

  • Service du personnel de votre employeur (par exemple règlement du personnel, convention collective, lois fédérales et cantonales sur le personnel)
  • Syndicats, associations professionnelles (par exemple le SSP)
  • Bases légales (CO, LTr, OLT 1, OLT 2, OLT 3)
  • Aide-mémoire sur l’application de la loi sur le travail dans les hôpitaux et cliniques
  • Aide-mémoires de la FSP disponibles dans l’espace membre du site www.psychologie.ch
Formation de base, postgrade et continue: Il faut des directives claires!

Les psychologues disposent de qualifications approfondies. Les patient-e-s profitent de leur formation de base, postgrade et continue au même titre que les institutions elles-mêmes.

Afin d’exploiter au mieux les connaissances et les compétences des professionnel-le-s de la psychologie, les institutions doivent garantir la mise en oeuvre des nouveaux acquis dans la pratique quotidienne. Ce n’est qu’à condition de pouvoir mettre à profi t leurs acquis dans le cadre de l’exercice de leur activité que les psychologues pourront accumuler l’expérience nécessaire et fournir un travail de qualité au sein de l’institution.

Il est important que chaque institution définisse des règles précises en matière de formation de base, postgrade et continue. Chaque institution doit ainsi impérativement disposer de son propre règlement en la matière.

Recommandations de la FSP pour les formations de base, postgrade et continue en psychologie:

  • Les formations de base, postgrade et continue sont fondées sur un règlement sur la formation postgrade défi nissant des règles spécifi ques en la matière pour les psychologues.
  • Les formations continues et postgrades internes et externes sont soutenues, encouragées et reconnues.
  • Elles sont suivies sur le temps de travail dans la mesure où elles sont en lien avec la fonction occupée et où les connaissances et les compétences transmises peuvent être mises en application sur le lieu de travail.
  • Les formations postgrades et continues qui entraînent une reclassifi cation de la fonction occupée entraînent un ajustement de la rémunération.
  • Un contrat de formation continue individuel est négocié en amont de la formation envisagée.

Recommandations de la FSP destinées aux psychologues assistant-e-s:

  • Les psychologues assistant-e-s dont le taux d’activité est de 100% peuvent consacrer au minimum 15% de ce taux d’occupation par semaine à une formation postgrade externe débouchant sur un titre de spécialisation en psychologie. Ces heures sont comptabilisées comme temps de travail.
  • Les séances de supervision entrant dans le cadre de la formation postgrade sont elles aussi comptabilisées comme temps de travail.
  • Pendant toute la durée de la formation postgrade, un-e encadrant-e qualifi é-e est désigné-e pour chaque psychologue en formation. Le suivi se déroule sur le temps de travail.
  • Le suivi est assuré en interne par des psychologues spécialistes ou des médecins titulaires d’un titre FMH dans le domaine de spécialisation concerné.
  • Le volet pratique de la formation postgrade est intégré à l’activité des psychologues en clinique et fait l’objet d’une convention individuelle d’objectifs.
  • L’obtention d’un diplôme de formation postgrade reconnu débouche sur une reclassifi cation de la fonction en psychologue spécialiste, qui entraîne un ajustement de la rémunération.

Supervision et intervision

La supervision et l’intervision font obligatoirement partie intégrante de la formation postgrade et continue des psychologues. Des séances de supervision régulières leurs permettent d’approfondir leurs compétences professionnelles et garantissent ainsi la qualité élevée des soins prodigués. La supervision de cas peut être interdisciplinaire. Ce n’est pas le cas des supervisions spécifiques (psychothérapeutiques, par exemple). Les superviseurs et les psychothérapeutes formateurs (pour l’expérience thérapeutique personnelle) ont suivi une formation postgrade qualifiante en psychothérapie. Leur orientation thérapeutique est propre à la filière de formation postgrade effectuée. Ils disposent par ailleurs d’un minimum de cinq ans d’expérience professionnelle après la fin de leur formation postgrade. En règle générale, les superviseurs possèdent une qualification complémentaire en supervision.

Les règles régissant l’intervision et la supervision sont précisées dans le règlement de l’institution sur la formation postgrade ou font l’objet d’une directive spéciale.

Convention de formation postgrade: Points à vérifier

Parties contractantes: L’employeur et le psychologue salarié.

Durée du contrat: La formation postgrade durera au minimum jusqu’au XX. Elle pourra être prolongée jusqu’au XX.

Suivi: Désignation d’une personne encadrante qualifiée en interne.

Facilitation du suivi des cours: Convention portant sur les heures manquées et comptabilisation au temps de travail.

Participation aux frais

  • Modalités de participation de l’institution au coût de la formation, ainsi qu’aux frais de transport, de restauration et d’hébergement le cas échéant.
  • Précision des règles relatives aux obligations de remboursement et à la cessation de la participation aux frais en cas de démission de l’employé ou de licenciement par l’institution, d’interruption de la formation, etc.

Droit à des congés: Le droit aux vacances reste inchangé pendant la durée de la formation.

Rémunération: Effet sur la rémunération en cas de changement de fonction après la réussite de l’examen final.

Il est recommandé de compléter la convention de formation postgrade par une convention d’objectifs individuelle. Ce document précisera les modalités de mise en application des objectifs fixés dans le cadre de la fonction occupée au quotidien, mais aussi pendant la formation interne et externe. Les objectifs sont régulièrement ajustés au gré de la progression de la formation.

Zusammenarbeit psychologischer und ärztlicher Fachpersonen

Notwendigkeit und Nutzen der Zusammenarbeit von psychologischen und medizinischen Fachkräften in Gesundheitsinstitutionen leuchten ein. Dies erfordert ein klares Rollenverständnis der Parteien.

Die Abgrenzung der psychologischen und ärztlichen Zuständigkeiten und Verantwortlichkeiten führt immer wieder zu Diskussionen. Die FSP hat daher nun im Folgenden Empfehlungen erarbeitet, die die umstrittensten Punkte aufnehmen.

Medikamentenverordnung

Die Verordnung von Medikamenten ist grundsätzlich eine ärztliche Tätigkeit – in der somatischen wie auch der psychiatrischen Th erapie. Psychologinnen und Psychologen verfügen, aufgrund ihrer Aus-, Weiter- und Fortbildung wie auch dank ihrer klinischen Erfahrung, über ein breites Erfahrungswissen in Psychopharmakologie und können Ärztinnen und Ärzte in der Medikamentenverordnung im Rahmen von psychotherapeutischen Therapien unterstützen. Die FSP empfiehlt, dass Medikamentenverordnungen an Patientinnen und Patienten in der Regel nach Rücksprache mit der fallführenden Psychologin / dem fallführenden Psychologen erfolgen, sofern es nicht um akutpsychiatrische oder rein somatische Behandlungen geht. Auch Assistenzpsychologinnen und Assistenzpsychologen werden – auch als Lernerfahrung im Rahmen des Ausbildungsauftrags – gemeinsam mit ihrer vorgesetzten Stelle in die Medikamentenverordnung mit einbezogen.

Testpsychologische Verfahren

Die Evaluation, der Einsatz und die Auswertung von testpsychologischen Verfahren werden von Fachpsychologinnen und Fachpsychologen durchgeführt.

Somatische Untersuchungen und Behandlungen

Psychologinnen und Psychologen in Leitungsfunktio nen sind dafür verantwortlich, dass neben der psychotherapeutischen Behandlung adäquate somatische Untersuchungen und Behandlungen für Patientinnen und Patienten sichergestellt und bei Bedarf Fachpersonen anderer Berufsgruppen beigezogen werden. Die Untersuchungen und Behandlungen werden in der Regel nach Rücksprache mit der fallführenden Psychologin / dem fallführenden Psychologen in die Wege geleitet. Somatische Akutsituationen regelt der jeweilige ärztliche Dienst.

Arbeitsunfähigkeitsbescheinigungen

Bescheinigungen von Arbeitsunfähigkeit sowohl für Arbeitgeberinnen und Arbeitgeber wie auch für Sozialversicherungen dürfen von fallführenden Psychologinnen / Psychologen ausgestellt werden. Psychologinnen und Psychologen mit Leitungsfunktionen sowie Fachpsychologinnen und Fachpsychologen können diese ohne Rücksprache ausstellen. Assistenzpsychologinnen und Assistenzpsychologen stellen diese in der Regel nach Rücksprache mit der vorgesetzten Stelle aus. Falls das Unternehmen oder die Versicherung explizit eine ärztliche Arbeitsunfähigkeitsbescheinigung verlangen, weil dies im Mitarbeiterreglement oder in den Versicherungsbedingungen so defi niert ist, wird das Dokument von der nächsthöheren vorgesetzten ärztlichen Stelle mitunterzeichnet.

Kostengutsprachen und Kurzberichte

Kostengutsprachen, Kurzberichte und weitere ähnliche Dokumente (zum Beispiel provisorische Berichte) werden von fallführenden Fachpsychologinnen und Fachpsychologen ohne Rücksprache mit der vorgesetzten Stelle ausgestellt. Bei entsprechenden Berichten von Assistenzpsychologinnen und Assistenzpsychologen ist die Gegenzeichnung der vorgesetzten Stelle erforderlich.

Austrittsberichte an Zuweiser, Berichte an Versicherungen

Austrittsberichte an Zuweiser (zuweisende Haus- oder Fachärzte), Berichte an Versicherungen und weitere ähnliche Dokumente (zum Beispiel definitive Berichte) dürfen von Psychologinnen und Psychologen mit Leitungsfunktion unterzeichnet werden. Bei von Assistenzpsychologinnen / Assistenzpsychologen oder Fachpsychologinnen / Fachpsychologen verfassten Berichten ist eine Gegenzeichnung der vorgesetzten Stelle erforderlich.

Rechte und Pfichten von Psychologinnen und Psychologen

Psychologinnen und Psychologen tragen als Fachpersonen die Verantwortung für die psychischen Belange des Menschen. Die ihnen anvertrauten Personen werden nach ethischen Grundsätzen begleitet.

PsyG und Titelschutz

Am 1. April 2013 ist das Bundesgesetz über die Psychologieberufe (PsyG) in Kraft getreten, das in der Schweiz zum ersten Mal den Psychologieberufen einen rechtlichen Rahmen gibt. Der übergeordnete Zweck des PsyG ist, Patientinnen und Klienten, die Leistungen auf dem Gebiet der Psychologie in Anspruch nehmen, vor Täuschung und Irreführung zu schützen. Ausserdem schützt es die Berufsbezeichnung «Psychologin / Psychologe », stellt Anforderungen an die Weiterbildung und reglementiert die Ausübung der Psychotherapie auf eidgenössischer Ebene.

Titelschutz: PsyG regelt, wer sich in der Schweiz als Psychologin / Psychologe nennen darf: Personen, die einen Ausbildungsabschluss in Psychologie an einer Schweizer Hochschule (Universität oder Fachhochschule) erworben haben oder deren ausländischer Abschluss als äquivalent anerkannt wurde (Art. 2 und 4 PsyG).

Eidgenössisch anerkannte Weiterbildungstitel: Das PsyG schaff t die Voraussetzungen für die Erlangung eidgenössischer Weiterbildungstitel. Das Gesetz unterscheidet fünf Bereiche in denen ein eidgenössisch anerkannter Fachtitel erteilt werden kann: die Psychotherapie, die Kinder- und Jugendpsychologie, die klinische Psychologie, die Neuropsychologie, und die Gesundheitspsychologie (Art. 5 ff .).

Berufsgeheimnis: Das PsyG führte zu einer Änderung des Strafgesetzbuches: Demnach sind alle Psychologinnen und Psychologen dem Berufsgeheimnis unterstellt – und zwar unabhängig von ihrem Anstellungsverhältnis. Das Berufsgeheimnis stellt sicher, dass sich Patientinnen und Klienten den sie betreuenden Psychologinnen und Psychologen anvertrauen können, ohne befürchten zu müssen, dass Einzelheiten aus ihrer Geheimsphäre an unberechtigte Dritte weitergegeben werden (Art. 321 Ziff . 1 StGB).

Berufsethik und Berufspflichten

Das PsyG enthält für Psychotherapeutinnen und Psychotherapeuten in Artikel 27 die folgenden Berufspflichten:

  • Sie üben ihren Beruf sorgfältig und gewissenhaft aus; sie halten sich an die Grenzen der Kompetenzen, die sie im Rahmen der Aus- und Weiterbildung erworben haben.
  • Sie vertiefen, erweitern und verbessern ihre Kompetenzen durch kontinuierliche Fortbildung.
  • Sie wahren die Rechte ihrer Klientinnen und Klienten und Patientinnen und Patienten.
  • Sie machen nur Werbung, die objektiv ist, dem öffentlichen Bedürfnis entspricht und weder irreführend noch aufdringlich ist.
  • Sie wahren das Berufsgeheimnis nach Massgabe der einschlägigen Vorschriften.
  • Sie haben eine Berufshaftpflichtversicherung nach Massgabe der Art und des Umfangs der Risiken abzuschliessen oder eine vergleichbare finanzielle Sicherheit zu erbringen.

Auch wenn sich diese Pflichten nicht explizit an Psychologinnen und Psychologen ohne bzw. mit einem anderen als dem psychotherapeutischen Weiterbildungstitel richten, sind sie Richtschnur für die Anforderungen, welche die Kantone bei der Ausübung ihrer Aufsichtspflicht an eine korrekte Berufsausübung stellen. FSP Psychologinnen und Psychologen verpflichten sich zudem dazu, die FSP Berufsordnung einzuhalten. Diese vereint wichtige Regeln für sämtliche Psychologieberufe. Enthalten sind unter anderem Regeln zum Umgang mit ethischen Konflikten, zu einem professionellen Verhältnis mit Patientinnen und Patienten, aber auch zu einer seriösen Werbung. Besonderes Gewicht kommt dem Berufsgeheimnis zu – Psychologinnen und Psychologen, die mit psychisch kranken Personen und damit mit sensiblen Gesundheitsdaten zu tun haben, sind in sämtlichen beruflichen Settings an das Berufsgeheimnis gebunden. Auch müssen sie ihre Sorgfaltspflichten betreffend Aktenführung sowie Auskunftsrechte und -pflichten kennen.

Welche rechtlichen Bestimmungen gelten?

Die Haftungsbestimmungen im Einzelfall richten sich nach dem Rechtsverhältnis zwischen den Parteien. Dieses unterscheidet zwischen privaten und öffentlichen Institutionen.

Haftung in privaten Institutionen

Die Anstellung in privaten Institutionen unterliegt privatrechtlichen Haftungsbestimmungen. Träger einer Privatklinik ist eine privatrechtliche, natürliche oder juristische Person (zum Beispiel Aktiengesellschaft, Verein, Stiftung). Patientinnen und Patienten gehen nur mit der Privatklinik einen Vertrag ein. Vertragliche Haftungsansprüche können diese daher nur gegen die Institution geltend machen. Die Privatklinik hat für alle Angestellten als ihre Hilfspersonen einzustehen. Direkt gegen die behandelnde Psychologin oder den behandelnden Psychologen könnten Patientinnen und Patienten Haftpfl ichtansprüche nach den Grundsätzen der ausservertraglichen Haftung (unerlaubte Handlung nach Art. 41 OR) geltend machen. Praktisch ist dies jedoch kaum der Fall, weil das Vorgehen gegen die Klinik vorteilhafter ist.

Haftung in öffentlichen Institutionen

Die Anstellung in öffentlichen Institutionen unterliegt den Haftungsbestimmungen des öff entlichen Rechts. Öff entlich ist eine Klinik dann, wenn sie von einem Gemeinwesen, meistens einem Kanton oder einem Zweckverband mehrerer Gemeinden, getragen wird und staatliche Aufgaben im Gesundheitswesen wahrnimmt. Für öffentliche Institutionen gelten kantonale Haftungsbzw. Verantwortlichkeitsgesetze. Je nach Kanton sind diese verschieden ausgestaltet. Direkt verantwortlich ist jeweils der Kanton, behandelnde Psychologinnen oder Psychologen haften nicht persönlich.

Sorgfaltspflicht

Voraussetzung für die Haftung ist ein Verstoss gegen die Regeln der Wissenschaft und Praxis. Die psychologische Fachperson hat alle Sorgfalt anzuwenden, die von ihr aufgrund der Ausbildung und Berufserfahrung erwartet werden darf und sie soll mit ganzem Wissen und Können auf die gewünschte Heilung der Patientinnen und Patienten hinwirken. Diese Sorgfalt umfasst die Diagnose, Beratung, Behandlung und Nachbetreuung. Vorgesetzte haften zudem für die sorgfältige Auswahl, Instruktion und Überwachung von Angestellten in ihrem Verantwortungsbereich. Das Bundesgericht beurteilt eine Sorgfaltspfl ichtverletzung nach folgenden Kriterien:

  • Die Angemessenheit einer Behandlung ist aus damaliger und nicht aus nachträglicher Sicht zu beurteilen. Entscheidet sich die Fachperson im Rahmen ihres Ermessensspielraums für eine Variante, die im Nachhinein nicht optimal, aber vertretbar ist, haftet sie nicht.
  • Keine Haftung besteht für eine Schädigung der Patientin / des Patienten, die nicht auf Unwissenheit, Nachlässigkeit oder Ungeschicklichkeit der Fachperson zurückzuführen ist, sondern auf eine beim gegenwärtigen Stand der Wissenschaft, selbst bei aufmerksamer und gewissenhafter Prüfung, nicht erkennbare Ursache.
  • Psychologinnen und Psychologen müssen ihr Fachwissen auf der Höhe der Zeit halten. Sie können sich nicht auf den Stand der Wissenschaft zur Studienzeit berufen, sondern müssen sich fortbilden.
  • Psychologinnen und Psychologen dürfen nichts unternehmen, was über ihre Kenntnisse oder KräfPsychologte geht oder in anderer Weise zu gewagt ist. Übernehmen sie eine Behandlung, die ihre fachliche Kompetenz überschreitet, haften sie aus Übernahmeverschulden. Sie müssen wissen, wann sie Patientinnen an andere Fachpersonen oder in eine andere Institution überweisen müssen.
  • Psychologinnen und Psychologen dürfen sich nicht auf eine vorgefasste Meinung, namentlich auf eine einmal gestellte Diagnose, versteifen. Die richtige Erkenntnis kann nicht immer verlangt werden, wohl aber genügende Untersuchung.

Fallbeispiel 1 Gemäss bundesgerichtlicher Rechtsprechung kann ein Behandlungsfehler vorliegen, wenn eine konkret erkennbare Suizidgefahr nicht erkannt, fehlerhaft eingeschätzt oder nicht beachtet wird. Je grösser die Suizidgefahr, je intensiver müssen die Vorsichtsmassnahmen sein.

Schaden und Kausalität

Eine Haftpflicht besteht nur, wenn die Patientin / der Patient aus dem Behandlungsfehler einen Schaden in finanzieller Hinsicht, das heisst eine Vermögensbusse, erleidet. Zudem können Gerichte aufgrund einer schwerwiegenden seelischen Beeinträchtigung infolge des Behandlungsfehlers eine Genugtuung zusprechen. Zu ersetzen ist nur der tatsächlich eingetretene Schaden. Deshalb reduziert sich der haftpflichtrechtliche Anspruch der Patientin / des Patienten um die von den Sozialversicherungen geleisteten Beträge. Die Sozialversicherungen können für ihre Leistungen jedoch auf Haftpflichtige Rückgriff nehmen. Zudem muss zwischen der Sorgfaltspflichtverletzung und dem Schaden ein ursächlicher Zusammenhang bestehen. Die Patientin / der Patient muss sowohl die Sorgfaltspflichtverletzung, den Schaden, wie auch die Kausalität nachweisen.

Aufklärungs- und Dokumentationspflicht

In einem Haftpflichtfall spielt die Krankengeschichte als Beweismittel eine zentrale Rolle. Eine fehlende oder mangelhafte Patientendokumentation kann vor Gericht zum Nachteil einer behandelnden Psychologin / eines behandelnden Psychologen ausgelegt werden. Die Dokumentation muss die Sachverhaltsfeststellungen, die Diagnose, die angeordneten Therapieformen sowie Ablauf und Gegenstand der Aufklärung enthalten. Sie darf keine Lücken aufweisen und muss so abgefasst sein, dass sie über wirkliche Geschehnisse informiert und weder irreführend noch missverständlich ist.

Fallbeispiel 2 Das Bundesgericht hat kürzlich die Beschwerde eines Arztes gutgeheissen und damit die Stellung von Ärzten in Haftpflichtprozessen gestärkt. Es erinnerte daran, dass es grundsätzlich Sache der Patientinnen / Patienten ist, einen Behandlungsfehler nachzuweisen und der Arzt nur insoweit verpflichtet ist, die Behandlung zu dokumentieren, als dies aus medizinischer Sicht notwendig und üblich ist. Aus einer fehlenden Aufzeichnung könne im Haftpflichtprozess nicht unbesehen der Schluss gezogen werden, dass der Arzt die fragliche Behandlung unterlassen habe. Er sei nicht verpflichtet, Beweise zu sichern, die über die zur Behandlung erforderlichen Aufzeichnungen hinausgingen (4A_137/2015 vom 19.8.15).

Strafrecht

Für Psychologinnen und Psychologen besteht weniger die Gefahr von Anklagen wegen fahrlässiger Körperverletzung oder gar Tötung als wegen Verletzung des Berufsgeheimnisses. Geheimnisse, die psychologischen Fachpersonen in Ausübung des Berufs anvertraut wurden oder die sie dabei wahrgenommen haben, dürfen sie nicht unbefugt Dritten bekannt gegeben (Art. 321 StGB). Das ganze Behandlungsteam (Ärzte, Psychologinnen, Pflegepersonal usw.) ist an das Berufsgeheimnis gebunden und gilt auch gegenüber Personen, die nicht in die Behandlung involviert sind. 

Disziplinarrecht

Neben der zivilrechtlichen und strafrechtlichen Verantwortung besteht eine disziplinarische Verantwortlichkeit aufgrund kantonaler Personalgesetze oder allenfalls einer speziellen Disziplinarordnung des Arbeitsgebers. Disziplinarische Massnahmen (zum Beispiel Verweis, Versetzung) können sich bereits ohne Vorliegen einer zivil- oder strafrechtlichen Verantwortung ergeben. Disziplinarmassnahmen richten sich zunächst gegen die betreffenden Angestellten. Sollte sich herausstellen, dass die Aufsichtspflicht nicht genügend sorgfältig wahrgenommen wurde, ist auch ein Verweis an Vorgesetzte möglich. Bevor ein Verweis ausgesprochen wird, hat es in der Regel bereits vorher schriftlich festgehaltene Vorkommnisse gegeben.

Versicherung

Schadenersatzforderungen und Prozesskosten wegen Behandlungsfehlern sind durch die Betriebshaftpflichtversicherung bzw. die Staatshaftung des Arbeitgebers abgedeckt. In Zivilprozessen gegen einen Arbeitgeber können Angestellte als Zeugen vorgeladen werden. Zudem muss in Strafprozessen die angeschuldigte Person selber vor Gericht auftreten. Es ist mit dem Arbeitgeber zu klären, ob Anwaltskosten ebenfalls vergütet werden. Zudem ist zu beachten, dass Arbeitgeber wie schadenersatzleistende Versicherungen auf Versicherte Rückgriff nehmen können, falls grobfahrlässig oder gar vorsätzlich gehandelt wurde.

Glossar

Ausbildung Das Psychologiestudium an einer Universität oder Fachhochschule vermittelt die Grundlagen der Psychologie.

Weiterbildung Die berufliche Weiterbildung führt zur Spezialisierung in einem Fachgebiet der Psychologie. Nach Abschluss der Weiterbildung wird ein Fachtitel erlangt.

Fortbildung Die laufende Fortbildung gewährt die Aktualisierung des Wissens und die Aufrechterhaltung der beruflichen Kompetenz.

Psychologische Fachtitel Im Gesundheitsbereich werden verschiedene psychologische Fachtitel verliehen: Fachtitel in Psychotherapie, Kinder- und Jugendpsychologie, Klinische Psychologie, Neuropsychologie und Gesundheitspsychologie. Mit Inkrafttreten des Psychologieberufegesetzes (PsyG) sind alle von der FSP angerkannten Weiterbildungsgänge in Psychotherapie provisorisch akkreditiert worden. Für die Bereiche Kinder- und Jugendpsychologie, Klinische Psychologie, Neuropsychologie und Gesundheitspsychologie ist die Akkreditierung ebenfalls in Vorbereitung. Sobald einer der bestehenden Weiterbildungsgänge einer Institution akkreditiert wird, kann diese den entsprechenden eidgenössischen Titel verleihen.

Triage-Aufgabe Feststellung des Grades der psychischen Beeinträchtigung einer Patientin / eines Patienten.

Fallführung Fallführende Psychologinnen und Psychologen führen die Diagnostik und erapie an einer Patientin oder einem Patienten selbständig durch und übernehmen die gesamte fachliche Verantwortung dafür. Sie stellen sicher, dass bei Bedarf Fachpersonen anderer Berufsgruppen beigezogen werden (zum Beispiel einen Arzt für somatische Aspekte).

Intervision Intervision ist eine spezielle Form des Gruppencoachings, bei der sich Psychologinnen und Psychologen, teilweise gemeinsam mit Ärztinnen / Ärzten und Pfl egefachkräften, ohne externe Fachpersonen tre en, um ihre berufl iche Arbeit zu refl ektieren und gemeinsam Fälle zu besprechen.

Supervision Supervision ist eine Form des Coachings, bei dem eine ausgebildete Fachperson eine andere Fachperson (Psychologin / Psychologe) berät. Sie dient der Bearbeitung von Schwierigkeiten und Problemen, die sich aus der berufl ichen Interaktion (zum Beispiel zwischen Therapeutin / Therapeut und Patientin / Patient) ergeben, verbunden mit dem Ziel, eine Verbesserung der beruflichen Fähigkeiten und somit einer optimierten Behandlung zu erreichen.

Interprofessionelle Zusammenarbeit Zusammenarbeit verschiedener Fachleuteaus verschiedenen Berufen (zum Beispiel Medizin, Psychologie, Pfl ege, Soziale Arbeit). Interdisziplinäre Zusammenarbeit Fachpersonen aus dem gleichen Beruf in verschiedenen Fachdisziplinen, zum Beispiel Internisten und Psychiater, Psychologische Psychotherapeuten und Sozialpsychologen.

De nombreux groupes professionnels travaillent dans le champ scolaire. Il apparaît donc important de positionner de manière nette la spécificité de l’offre de services en matière de psychologie en milieu scolaire. Un groupe de travail composé de psychologues scolaires de Suisse alémanique et de Suisse romande s’est réuni plusieurs fois depuis fin 2017.

Buts et coopérations

L’Association Suisse de Psychologie de l’Enfance et de l’Adolescence (ASPEA) ainsi que la Conférence intercantonale suisse des responsables de la psychologie scolaire (PSCIR) ont été dès le début étroi-tement associées au projet.

Le but est d’édicter, à travers des profils de poste définis conjointement, des standards minimaux pour la qualification professionnelle et pour les tâches dans le domaine de la psychologie scolaire.

Ces profils de poste définissent un état souhaitable. Ces profils de poste descriptifs sont complétés et étayés par une prise de position à vocation argu-mentative. Les deux documents pourront ainsi être portés à la connaissance par exemple des direc-tions cantonales de l’instruction publique ou d’autres institutions : reconnaissance des compétences spécifiques et indispensables des psychologues en milieu scolaire, ressources suffisantes, protection du titre de psychologue et du titre de spécialisation, meilleures conditions salariales, financement de la formation postgrade mais aussi nécessaire indépendance constituent autant de messages clés.

Il est prévu que les deux documents – fiches de postes et prise de position – soient finalisés d’ici la fin 2019 et que les autorités compétentes puissent ainsi être sollicitées dans la foulée.

Conduite du projet et personne de contact : Jean-Baptiste Mauvais, Politique professionnelle FSP jean-baptiste.mauvais [at] fsp.psychologie.ch