La Confédération lèse les psychologues qui effectuent des psychothérapies et leurs patients

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La Confédération réagit à la seconde vague de coronavirus et autorise à titre provisoire les psychiatres qui exercent en ambulatoire à suivre entièrement leurs patients à distance. Les psychologues qui effectuent des psychothérapies, en revanche, ne pourront facturer qu’au maximum 360 minutes de consultations téléphoniques (ou par vidéoconférence) par trimestre. Cette décision est injustifiée et lèse les psychologues effectuant des psychothérapies et leurs patients.

Le 19 novembre, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a décidé que max. 360 minutes de consultations téléphoniques (par téléphone ou par vidéoconférence) par trimestre pourraient désormais être facturées à l’assurance de base dans le cadre de la psychothérapie déléguée. Cette décision a été prise dans le contexte de la crise sanitaire liée au coronavirus, qui complique ou empêche les prises en charge en cabinet, et doit pour le moment s’appliquer jusqu’à fin février 2021.

Si elle constitue une amélioration par rapport à la mesure prise au cours de la première vague de coronavirus (augmentation à max. 360 minutes par semestre), cette nouvelle décision fixant 360 minutes par trimestre reste cependant insuffisante. Dans le cadre d’une psychothérapie classique, ces 360 minutes sont épuisées après seulement six semaines. Ensuite, la thérapie doit se poursuivre en cabinet ou être interrompue, si les patients ne peuvent pas sortir de chez eux en raison de leurs troubles anxieux ou parce qu’ils sont en quarantaine, par exemple. Une interruption de traitement peut avoir des conséquences graves, comme des crises aigües et des hospitalisations, voire même des tentatives de suicide.

Cette décision de l’OFSP est d’autant plus incompréhensible que, dans le même temps, la limitation pour les consultations par téléphone applicable aux psychiatres a été provisoirement supprimée en totalité. Cette inégalité entre les psychologues effectuant des psychothérapies et les psychiatres est incompréhensible. Elle lèse les patients qui sont suivis par des psychologues psychothérapeutes, à savoir une grande partie des personnes atteintes de troubles psychiques.

Qui plus est, cette décision intervient dans une situation incertaine, dans laquelle les patients ont besoin de plus de soutien. Plusieurs études et enquêtes montrent que le besoin d’accompagnement psychothérapeutique a fortement augmenté en raison de la crise du coronavirus et qu’il va continuer à progresser. Or, ce besoin peut, au moins en partie, être comblé par téléphone ou par vidéoconférence. L’efficacité de ces consultations à distance est très largement étayée.

Au printemps déjà, la FSP avait demandé à l’OFSP de suspendre provisoirement la limite de 240 minutes par semestre. Le relèvement de cette limite à 360 minutes par trimestre n’est pas suffisant. La FSP maintient sa demande initiale, à savoir la suppression totale de la limitation, comme pour la psychothérapie médicale.

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