L'association des psychologues zurichois fête ses 30 ans

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À l’occasion de l’anniversaire de l'association ZüPP, les invités se sont bien entendu vu offrir de quoi stimuler leur esprit et leur palais; mais cette manifestation leur a aussi donné matière à réfléchir.

Près de 150 personnes se sont réunies au centre culturel «Kosmos» de Zurich le 9 octobre 2021 pour célébrer les 30 ans de l’Association cantonale des psychologues zurichois (ZüPP). Les convives ont été accueillis par les nouvelles co-présidentes, Bettina Schindler et Tiziana Perini, qui ont succédé à André Widmer au moins d’août 2021. Le début de manifestation a été marqué par la projection du documentaire «Le Parfum de la peur» (Der Geruch der Angst), réalisé par la Suissesse Mirjam von Arx. Ce film se penche sur diverses peurs dans différents régions du monde: l’arachnophobie en Suisse, l’anxiété sociale aux États-Unis ou encore la peur de l’échec en Corée. Divers experts, parmi lesquels le Prof. Lutz Jäncke, neuropsychologue et membre de la FSP, ont ensuite analysé et commenté les processus qui s’opèrent dans le cerveau lorsque l’on a peur. Des questions universelles ont également été soulevées, comme par exemple «pourquoi l’être humain craint-il d’avoir peur?» ou encore «si la peur avait un parfum, lequel serait-il?».

Dans la seconde partie de la manifestation, l’animatrice Sarah Dippel a associé à cette thématique celle de la «gestion de la peur en période de pandémie». Les déclarations d’Anastassiya Korf, responsable des services de conseil de Pro Juventute en Suisse alémanique, au sujet des angoisses de la population depuis l’apparition du coronavirus, sont préoccupantes: d’après elle, le nombre d’appels téléphoniques au 147 de jeunes ayant des pensées suicidaires est passé de deux par jour à sept par jour en moyenne. Elle a poursuivi en disant qu’elle ne voyait aucun signe d’amélioration rapide de la situation. Yvik Adler, coprésidente de la FSP, a quant à elle souligné que les troubles mentaux persistaient naturellement aussi chez les personnes déjà concernées avant la pandémie. Interrogée sur le modèle de la prescription, elle a une fois de plus indiqué que cette dernière favoriserait non seulement la prise en charge de la patientèle, mais qu’elle améliorerait aussi la situation pour l’ensemble de la profession.

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