Quand le parent veut trop bien faire

Pascale Stehlin
Formation
Fédération

Objectif : dans le cadre d’un projet FNS, des chercheurs de l’Université de Lausanne ont observé les conséquences de la surprotection parentale sur l’enfant. Surnommés « parents hélicoptères » ou « parents tondeuses », ils préservent leur progéniture des dangers ou des contrariétés, veulent résoudre leurs conflits relationnels ou réagissent démesurément lors de difficultés.


Méthode : l’équipe du Centre de recherche sur la famille et le développement (FADO) a questionné 512 adolescents et 467 parents vaudois. En complément, les données d’une étude belge portant sur 402 adolescents et leurs mères ont été ajoutées. 


Résultats : selon les premiers éléments communiqués par le FADO, 28 % des adolescents perçoivent leurs mères comme étant surprotectrices et 11 % ont une impression analogue de leur père. De leur côté, les parents se considéraient comme moins surprotecteurs que ce que les adolescents ont indiqué. Surprotéger son enfant entrave son autonomie et l’empêche de développer les compétences nécessaires pour affronter les obstacles de la vie. En réaction à l’attitude parentale, les enfants surprotégés présenteraient davantage de symptômes somatiques (maux de ventre, migraine) et de symptômes anxieux et dépressifs. Les raisons qui amènent à la surprotection sont multiples. L’anxiété joue un rôle important. Ainsi, un parent de nature inquiète voudra s’assurer de la réussite de son enfant et anticipera davantage les difficultés. Afin de réduire son anxiété, il l’encouragera moins dans son indépendance et l’empêchera de prendre des initiatives.

Van Petegem, S., Antonietti, J-P., Nunes, C. E., Kins, E., & Soenens, B. (2019). The relationship between maternal overprotection, adolescent internalizing and externalizing problems, and psychological need frustration. Journal of Youth and Adolescence. doi: 10.1007/s10964-019-01126-8
 

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