Un grand besoin d’échange

Aurélie Deschenaux
Fédération
Menée dans le courant de l’été 2021, la nouvelle enquête de la FSP auprès de ses membres a permis de collecter les opinions et souhaits de 2248 psychologues.

Un quart des membres ont pris part à la dernière enquête de la FSP visant à mieux cibler leurs besoins, leurs attentes et leurs préoccupations. Si le taux de participation est en baisse depuis la précédente enquête, menée en 2019, la satisfaction des répondantes et des répondants est quant à elle en hausse : 70 % des psychologues se disent plutôt ou très satisfaits de leur qualité de membre de la FSP. Une évolution de quatre points par rapport à 2019 (voir graphique 1). Ils sont à l’inverse 13 % à confier en être plutôt ou très mécontents. Et 17 % partagent un avis neutre ou ne s’expriment pas sur la question.

Les psychologues ayant pris part au sondage sont âgés de 46 ans en moyenne, 79% sont des femmes et près de 74% ont au moins un titre de spécialisation. Les psychologues avec un titre en psychothérapie sont légèrement surreprésentés : ils constituent 67 % des personnes sondées, alors qu’ils représentent en réalité 57% des membres de la FSP. Il n’est dès lors pas étonnant d’observer que 36% des répondantes et des répondants à l’enquête exercent leur activité principale à titre indépendant (contre 29% en 2019). Ils sont 23 % à travailler principalement en délégation et 41% consacrent la majeure partie de leur temps à une activité salariée. Dans ce dernier groupe, presque une personne sur deux (48%) est employée par un hôpital, une clinique privée ou un service psychiatrique cantonal. L’administration publique arrive en seconde place : elle emploie 18% des membres salariés de la FSP. Et les 34% restants se répartissent dans diverses institutions, organisations et entreprises. Relevons par ailleurs que 14% des psychologues interrogés occupent une fonction de cadre.

Le trio de tête des facteurs motivant l’adhésion à la FSP est identique à celui de la dernière enquête, parmi lesquels le label de qualité « psychologue FSP » reste le plus décisif. Les titres de spécialisation et les qualifications complémentaires arrivent en deuxième position, avant l’engagement de la FSP en matière de politique professionnelle. L’accès aux informations a gagné en importance au cours des deux dernières années. Quelque 35% des personnes sondées estiment aujourd’hui que ce service joue un rôle très important dans leur affiliation à la FSP, contre seulement 26% en 2019 (voir graphique 2).

Un besoin de réseautage et d’échange

En comparaison avec 2019, les tâches considérées comme prioritaires pour la FSP sont restées les mêmes. La défense des intérêts dans le domaine politique constitue toujours la priorité absolue, suivie par le renforcement du profil de la profession, l’amélioration des conditions de travail, la perception des psychologues dans l’opinion publique et l’octroi de titres de formation postgrade et de spécialisation. Globalement, les répondantes et les répondants se disent davantage satisfaits de la performance de la FSP qu’en 2019. Près de 8 membres sur 10 évaluent notamment la prestation de la FSP en matière de défense des intérêts dans le domaine politique comme bonne ou très bonne (78% en 2021, contre 76% en 2019). Une belle marque de reconnaissance vis-à-vis des nombreuses actions menées en faveur de l’introduction du modèle de la prescription au cours des deux dernières années (voir graphique 3). En revanche, les attentes des membres concernant l’amélioration des conditions de travail ou le soutien dans le quotidien professionnel ne semblent pas encore entièrement comblées. Plus de 30% des répondantes et des répondants se montrent en outre critiques ou mitigés par rapport à la FSP en matière d’entretien du réseau. Il s’agit du point le moins bien noté (voir graphique 3). La pandémie de Covid-19 peut en partie expliquer ce résultat. « En 2020 et 2021, les événements tels que ‘ Psychologie le midi ’, ainsi que les assemblées générales ou les conférences présidentielles ont dû être biffées du programme ou alors repensés en version digitale ou hybride, déplore Muriel Brinkrolf, secrétaire générale de la FSP. Nous comprenons que ces rencontres aient manqué à nos membres. Nous sommes très heureux de pouvoir à nouveau travailler à l’organisation de manifestations pour 2022. Parler de son quotidien avec ses confrères ou consœurs et échanger sur ses expériences est essentiel. » Les personnes sondées sont d’ailleurs nombreuses à avoir formulé le souhait de voir s’organiser davantage d’événements, comme un apéritif de bienvenue pour les nouveaux membres ou des ateliers participatifs, par région ou par thématique.

Les participantes et les participants à l’enquête se disent mieux informés par la FSP qu’en 2019, la trouvent dirigée de manière plus professionnelle et jugent les différents organes qui la forment plus transparents et concrets. En revanche, ils estiment que la FSP représente légèrement moins bien la diversité des métiers de la psychologie. « Nous sommes conscients que des efforts particuliers ont été déployés ces deux dernières années dans le champ de la psychothérapie, avec le projet d’entrée dans l’assurance de base. Mais nous avons en parallèle continuellement travaillé sur des projets qui concernent nos membres actifs dans d’autres domaines.» La FSP élabore par exemple une norme suisse dans le domaine du diagnostic d’aptitude. Et, plus récemment, le Collège des disciplines de la psychologie a été fondé pour justement mieux cerner les attentes des membres de la FSP qui travaillent dans les autres domaines, tels que la psychologie du sport, de la circulation ou encore des ressources humaines. « Ces projets sont moins visibles pour le moment, mais nous redoublons d’efforts pour représenter toutes les disciplines de la psychologie.»
Les décisions politiques prises dans le secteur de la santé restent aujourd’hui encore la préoccupation numéro un des membres de la FSP. S’ensuivent les obstacles liés à la réglementation et aux normes, l’image de la profession, la charge de travail et le revenu (voir graphique 4).

Maintenir le cap

Les informations obtenues grâce à cette enquête sont capitales pour fixer les objectifs stratégiques des prochains mois et continuer d’avancer ensemble dans la bonne direction. Les psychologues FSP y ayant participé sont nombreux à avoir proposé des idées de services à mettre sur pied, des suggestions diverses ou simplement à avoir partagé leur ressenti en toute transparence sur différents sujets. « Je tiens à remercier chaleureusement toutes les personnes qui ont pris le temps de répondre à ce sondage et qui nous ont ainsi transmis de précieuses informations, qui nous permettront de proposer des prestations ciblées à tous les membres de la FSP, conclut Muriel Brinkrolf. Même si les résultats sont déjà très réjouissants, nous allons tout faire pour augmenter encore la satisfaction de nos membres d’ici à la prochaine enquête. »

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