Une intervention précoce permet de contrer les changements épigénétiques

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But : chez les enfants, un stress chronique est associé à des problèmes comportementaux et à des maladies physiques et mentales sur le long terme. Des chercheurs zurichois se sont penchés pour la première fois sur la question de savoir si la formation parentale « Parents as Teachers » pouvait atténuer les changements épigénétiques liés au stress.

Méthode: 132 enfants de trois ans vivant au sein de familles avec des difficultés psychosociales ont été répartis en deux groupes : un groupe d’intervention, bénéficiant de la formation parentale et un groupe de contrôle. Le niveau de méthylation du récepteur glucocorticoïde NR3C1, un marqueur épigénétique du stress chez les petits, a été mesuré dans la salive. Une forte méthylation du récepteur est associée à des troubles affectifs, à l’agressivité et au TDAH.

Résultats: l’étude confirme le lien supposé entre le stress des jeunes enfants, la méthylation du NR3C1 et les problèmes comportementaux. Les conflits parentaux et l’état dépressif maternel ont augmenté les niveaux de méthylation. Les parents qui avaient suivi la formation parentale à la naissance de l’enfant ont changé la donne en empêchant cette augmentation. Les chercheurs ont conclu que la formation avait un effet positif à long terme sur la santé mentale des enfants. Par ailleurs, la méthylation du NR3C1 est un biomarqueur qui pourrait aider à identifier les enfants touchés.

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